( Taraxacum officinale )
( Composées ou Astéracées )
Synonyme(s) : Dent-de-lion, Florion d'or, Couronne de moine, Salade de taupe, Cramaillot
Origine du nom : la plante tire son nom de ses propriétés diurétiques (pisse en lit).
Altitude : jusqu'à 2600 m.
Taille : 35 cm (de 5 à 40 cm).
Floraison : de mars à octobre.
Cycle de vie : vivace.
Répartition : le pissenlit pousse partout à travers le monde.
Toxicité : la plante est comestible bien qu'elle contienne du chicotin légèrement vénéneux.
Habitat : prairies, prés, pelouses, gazons, lieux herbeux, terrains vagues, bord des routes. Aime les terrains azotés.
Fleurs : capitules de 3 à 5 cm, solitaires sur la tige, et composés uniquement de fleurons ligulés.
Feuilles : feuilles toutes en rosette basale, lobées ou grossièrement dentées. Forme des feuilles variable.
Tige : longue tige creuse et sans feuille.
Reproduction : akène à aigrette disséminés par le vent.
Commentaires : plante renfermant un latex blanc causant des tâches brunes sur la peau.
Aspect très variable. Plusieurs sous espèces actuellement reconnues.
Utilisations officinales : les feuilles et les racines contiennent des substances diurétique, toniques, cholagogues et dépuratives.
Elle est riche en provitamine A (14 000 UI/100g) et en calcium (76 mg/100g). Elle contient également du fer, du calcium, du potassium, du sodium et de la silice.
Il serait impossible de dresser une liste des propriétés thérapeutiques attribuées au pissenlit, tant elles sont nombreuses. C'est d'ailleurs l'une des plantes comestibles et officinales les plus connues et utilisées.
Depuis bien longtemps on lui reconnaît la vertu de stimuler la fonction hépatique. Cette propriété lui a été reconnue par des savants insignes tels que Rutherford et Vignal.
On l'utilise avec succès contre les insuffisances hépatiques, les calculs de la vésicule biliaire, l'hypercholestérôlémie. certaines dermatoses en rapport avec une insuffisance hépatique, les hémorroïdes ainsi que pour combattre la constipation et l'obésité
Historique : sa connaissance et sa consommation semble dater du Néolithique. Toutefois, ses vertus thérapeutiques ne furent reconnues qu'à la fin du Moyen Age.
La médecine traditionnelle recommandait la consommation de pissenlit contre le manque d'appétit et les affections chroniques du foie.
Parties utilisées : les feuilles et les racines.
Période de récolte : on cueille les feuilles du début du printemps jusqu'à l'automne et les racines, de l'été à la fin de l'automne.
Conservation : faire sécher les feuilles et les conserver en sachets àl'abri de la poussière. Faire sécher les racines au soleil et les conserver à l'abri de l'humidité et de la poussière. On emploie très souvent la plante à l'état frais comme aliment.
Mode d'emploi : décoction~ Eaire bouillir pendant un quart d'heure 10 g de racines dans 150 g d'eau. Prendre deux tasses par jour entre les repas.
Décoction: Faire bouillir pendant 10 minutes une poignée de racines concassées et de feuilles froissées dans un litre d'eau. Laisser refroidir couvert et consommer trois tasses par jour avant les repas.
Suc: 100 g de suc des racines cueillies en automne - 18 g d'alcool à 80~ - 15 g de glycérine - 17 g d'eau. Cette préparation permet de disposer de suc pendant la mauvaise saison. Prendre une cuillérée ou deux par jour (M. Brissemoret).
Vin: Laisser macérer pendant 10 jours 50 g de racines desséchées et concassées dans un litre de bon vin généreux. Prendre 3 ou 4 petits verres par jour.
Teinture: Faire macérer 10 jours 20 g de racines desséchées et concassées dans 80 g d'alcool à 200. Prendre 60 goutte 3 ou 4 fois par jour (Rovesti). Pour obtenir l'alcool à 200 mélanger 176 g d'alcool ~ 950 avec 824 g d'eau, si possible distillée.
Extrait fluide (à la pharmacie): De i à 6 g, deux ou trois fois par jour.
Sirop (à la pharmacie): 10 g d'extrait fluide avec 90 g de sirop simple. Prendre deux ou trois cuillerees par jour.
Macération: Racine (fraîche, si possible): une cuillerée hachée menu, macérée pendant 8 heures dans une tasse d'eau froide. Prendre deux tasses par jour (Negri).
Sucs: On trouve chez l'herboriste le suc de bien des plantes prêt à l'usage et garanti sans colorants ou agents de conservation. Les habitants des villes peuvent y recourir, n'ayant pas la possibilité de s'approvisionner de plantes fraîches. Dans ce cas, il est opportun de mélanger plusieurs produits agissant par synergisme (un des composants augmente la valeur de l'autre). Un excellent mélange est celui du suc de pissenlit avec du suc d'ortie et de céleri.
Au cas où l'on voudrait entreprendre une cure pour améliorer l'état du foie, on pourrait prendre en considération la mixture composée des sucs de pissenlit, d'artichaut et de raifort.
Le pissenlit est consommé largement en salade au printemps, puis on l'abandonne en faveur d'autres légumes, certainement plus chers mais rarement plus bienfaisants. Même lorsqu'il est fleuri et alors le plus souvent dédaigné, ses feuilles sont excellentes et remplacent avantageusement d'autres légumes à cuire.
Le Dr Leclerc soutient que la dent-de-lion ou pissenlit (ce nom n'est-il pas à lui seul déjà tout un programme ?) est un plat cordialement amer.
Utilisations culinaires : les jeunes feuilles sont préparées en salade ou en légume.
Utilisations autres : fleurs utilisées autrefois pour colorer le beurre.




